Campagne de boycott autour du maillot du bicolore national, avant même sa sortie officielle

Depuis la qualification d’Haïti à sa deuxième Coupe du monde mardi dernier, un débat anime les réseaux sociaux : la présence de vèvès sur le maillot national. Pour certains, c’est une juste représentation de notre culture ; pour d’autres, se réclamant religieux, c’est totalement inacceptable. Une polémique pourtant… banale.
Chaque fois que le pays accomplit un exploit censé nous rendre fiers, certains compatriotes, soi-disant Haïtiens, sèment la discorde. Exemple récent : cette controverse autour d’un symbole culturel sur notre bicolore national, similaire aux t-shirts d’autres nations. Le maillot en question, porté depuis juin 2024 lors des éliminatoires du Mondial 2026 et de la Gold Cup 2025, contenait déjà des vèvès. Mais ce n’est qu’un an et demi plus tard que certains s’en rendent compte. Où étaient-ils avant ? Pourquoi maintenant, alors que la sélection brille ?
S’ils ne suivent pas les Grenadiers, est-ce la faute de l’équipe ? Peut-être que sans qualification, beaucoup n’auraient même pas remarqué, car leur intérêt pour le football est superficiel ; ils ne cherchent qu’à diviser, incapables de faire mieux. Le plus ironique ? Le maillot officiel de la Coupe du monde n’est même pas encore dévoilé. Ces critiques ignorent leur propre culture, oublient que le pays est laïque et manquent de respect envers la sélection.
Quand le maillot du bicolore national affichait l’image d’une église, comme pour les filles en 2023, aucun problème. Mais quand il s’agit de notre culture, certains appellent au boycott. Une illustration flagrante de l’hypocrisie ambiante, qui confirme une fois de plus que l’Haïtien est parfois… tout sauf Haïtien.
✍ Dan Cuschi BAPTISTE
